LA CREATION DU CANAL SCARPE-DEULE (1687-93) ET SES REPERCUSSIONS

Monique Heddebaut

Dès la paix de Nimègue qui, en 1678, rattache une partie des Pays-Bas espagnols au royaume, Louis XIV entend réunir le réseau hydrographique de la Flandre et de l’Artois au reste du pays, puis le transformer. Les visées du souverain sont de différents ordres.
Pour des raisons stratégiques et militaires, Vauban veut relier les places-fortes en raccordant la Scarpe à la Deûle. Il peut ainsi réaliser, puis consolider le « Pré-Carré », de la Mer du Nord à la Meuse. Il a également perçu tout l’intérêt de la tactique de l’inondation qui a souvent été employée avec succès dans cette zone de faible déclivité : les environs de Lille et de Douai peuvent être noyés en cas de besoin et de siège. Les riches provinces du Nord peuvent par ailleurs approvisionner Paris en céréales à une époque où les disettes urbaines sont encore fréquentes. La nécessité économique fait loi : il faut relier les centres agricoles, manufacturiers et enrichir le pouvoir royal.
La carte commerciale va s’en trouver complètement bouleversée. Les données ne sont plus les mêmes dès lors que la frontière est déplacée. Les axes traditionnels est-ouest deviennent caducs : il convient désormais d’organiser la circulation fluviale interne entre le nord et le sud de la Flandre, puis étendre ce réseau au reste du royaume pour réaliser la jonction avec les pays nouvellement conquis.

Un réseau hydrographique aménagé

La Scarpe est l’axe majeur qui partage Flandre et Hainaut, entre la Pévèle et l’Ostrevent. Elle assure la communication avec tout le bassin hydrographique de l’Escaut et ainsi, avec toute la Flandre jusque Tournai et Gand. L’histoire de la Scarpe supérieure, d’Arras à Douai, à partir du Haut Moyen-Age a été étudiée assez précisément1. Celle de la Scarpe inférieure, de Douai à Mortagne-du-Nord, au confluent avec l’Escaut, est encore trop parcellaire et reste à écrire en relation notamment avec l’implantation des nombreuses communautés religieuses.
Les cisterciennes de l’abbaye de l’Honneur-Notre-Dame, d’abord installées à Orchies, puis transférées à Flines en 1251, entreprennent la mise en valeur de cette zone, en aval de Douai et en amont de Marchiennes.2 « à partir du XIIe siècle, d’importants travaux de drainage ont lieu : [le] détournement du Boulenrieu dans la Vieille Rivière, le prolongement de celle-ci, de Râches à Marchiennes, par l’abbaye de Flines (la Râches), la création ou l’extension du Bouchard »3. Elles utilisent un ruisseau aujourd’hui disparu, le Boulenrieu, qui avait son origine vers Oignies et aboutissait en aval de Douai, après avoir traversé Auby et Roost-Warendin. Et elles achèvent la canalisation de la Râche qui devient le collecteur principal de cette plaine. Boulenrieu et Râche ont bénéficié de multiples travaux au point de se confondre par endroits.
Un autre courant intéresse l’abbaye, celui de l’Escrebieux qui prend sa source en Gohelle, entre Quiéry-la-Motte et Esquerchin, car il a un débit plus important. Il traverse les marais de Lauwin-Planque, Flers-en-Escrebieux et Roost-Warendin, et vient aussi grossir les ruisseaux qui alimentent le monastère en eau. Il a fait déjà l’objet de différents travaux selon les besoins 4. (fig. 1)
La seconde vague d’aménagements hydrauliques intervient au début du XVIe siècle. En 1515 Jeanne de Boubaix négocie avec Guillaume de Rouvroy, dit de Sainct-Simon, seigneur de Raisse, au sujet des eaux qui viennent de Belleforière et coulent à travers la seigneurie de Râches. Elle s’engage à exécuter tous les travaux et notamment la construction d’un pont « pour aller de Raisse à le rue de le Pasturelle et à le rue du Parcq »5.
La même abbesse traite en 1520 avec Pierre, chevalier, seigneur de Belleforière le droit de dériver et de disposer du « courant et fillet d’eau nommet le fillet de Belleforière, à commenchier depuis le camp de Choques deschendant par-devant Belleforière jusques à le Pasturelle, depuis tournant de long du chemin qui maisne dudit Belleforière à Raisse, lequel fillet solloit fleuer à le rivière de l’Escarpe ». Elle doit en outre relever ledit courant « depuis le camp de Choques jusques à la seigneurie de Raimbeaucourt qui se estend à Rotz » et entretenir « le pont Paignan et le pont Le Couvreur en bonne et souffissante largeur pour y passer kars à perpétuité »6. Un canal de plus d’une lieue amène les eaux à l’abbaye dans les fossés qui entourent et entrecoupent l’enclos7.
Dans un secteur particulièrement marécageux et sans relief dont la déclivité n’excède guère 20 cm par km, Flines parvient aux prix de négociations et de travaux à maîtriser l’eau, à faire tourner le moulin, à garantir le niveau des fossés et à assurer l’apport en poisson pour la communauté et les pêcheries. Cette période prospère héritée d’une gestion rigoureuse et avisée fit beaucoup pour le prestige et le renom du monastère8.
Or, le rattachement de la Flandre à la France et la décision qui en découle, de percer le canal de communication entre la Scarpe et la Deûle, vont entraîner des modifications dans le réseau hydraulique ancien et avoir des répercussions assez sensibles sur l’arrière-pays et la vie des religieuses. (fig. 2)

Le rattachement à la France

La mise en communication entre Douai et Lille par voie fluviale réalisée par Louis XIV, n’est pas une idée récente. Déjà « En 1640, la ville [de Lille] avait projeté cette jonction par le creusement d’un canal à partir de Berclau ; mais, en 1645, les Etats d’Artois s’opposèrent à cette réalisation »9, vraisemblablement pour des raisons financières.
L’utilisation des voies d’eau reste primordiale au regard de l’économie et des moyens d’acheminement. Et si Douai connaît un certain déclin, puisqu’elle a perdu de son importance dans la production du drap, elle n’en reste pas moins « l’étape des bleds »10 , puisqu’elle est centre de collecte des grains qui étaient récoltés à cinq lieues à la ronde et qui étaient acheminés par la Scarpe, depuis au moins le XIVe siècle. Ce point fort de l’économie douaisienne est pris en compte par Vauban, d’autant que la nouvelle frontière prive Douai de ses débouchés naturels vers les Pays-Bas du Nord, d’où un nécessaire rééquilibrage.
Celui-ci rédige d’ailleurs en 1667, après la conquête de Douai, un vaste programme de travaux à entreprendre. Il déclare dans cet « Abrégé de ce qui se peut faire pour mettre la fortification de Douay en très bon état sans la bastionner » que « …cette ville ayt esté faicte exprès pour devenir la nourisse et conservatrice de conquestes du Roy, la meilleure place du monde et l’estappe et magasin de ce quy peut faire la subsistance d’une armée » 11.
Lille en revanche, exerce une réelle attraction dans tout le plat pays, par sa place prédominante dans la production textile, ses foires et ses marchés. C’est une région très fréquentée et utilisée  pour le commerce et la circulation des marchandises.
Vauban ne manque pas d’arguments pour emporter l’accord du roi et dépasser les réticences des autorités locales.

« Les commoditez que cette ville [Lille] reçoit des rivières de la Lys, de la Scarpe et de la Deusle, sont assez grandes. La Lys et la Deusle lui apportent des bleds, des foins excellents, des briques, et facilitent son commerce avec l’Artois et la Flandre espagnole. Et la Scarpe luy aporte des bleds, du bois, des foins, de la houille, de la tourbe, et y donne le moyen d’entretenir son commerce avec la ville de Douay, la chatellenie de Bouchain, le Hainaut, le Tournaisis et l’Artois … et, par cette jonction, on peut en tout temps entretenir le commerce avec le Haynault et le Tournaisis en descendant par les rivières de la Haine et de l’Escaut et ne remontant par la Scarpe pour entrer dans la Deusle et la Lys d’où on peut choisir telle route qu’on voudra pour remonter vers la ville d’Aire, ou descendre à Gand et ensuite en Brabant et en Hollande…12. Par le moyen de ces deux rivières [l’Escaut et la Scarpe], la province du Tournaisis peut entretenir le commerce avec les villes de Douay, de Valenciennes, de Condé, de Mons, et, par le nouveau canal de Douay, avec Lille, Gand et la Hollande, où l’on peut faire encore passer des marchandises sur l’Escaut en passant par Oudenarde et Gand » 13.

L’ingénieur du roi rêve dès lors de faire communiquer tout l’arrière-pays, le Hainaut à la Mer du Nord avec Dunkerque, Gravelines. Il désire aussi rattacher l’Escaut à la Scarpe par la vallée de la Sensée. Nombre de chemins sont submergés en hiver, comme en témoignent les nombreuses cartes levées à cette époque ; ce qui entrave les relations commerciales. Vauban n’est pas le seul à intervenir dans ce sens. Dans les différentes descriptions de la province, nombreux sont ceux qui, s’attachant à un état des lieux aussi précis que possible, y soulignent les points faibles de la Flandre wallonne. Ainsi, « Les Instructions de Le Peletier de Souzy […],en 1683, évoquent  les difficultés de circulation sur certaines chaussées […] » 14.
Le roi passe outre l’opposition des Etats et les difficultés budgétaires notoires de Lille. Les travaux  « coûtèrent à la ville plus d’un million » 15. Les frais à supporter furent répartis comme suit : « moitié pour la ville de Lille, un quart par les états d’Artois, un quart par les baillis des quatre seigneurs hauts justiciers représentant l’Etat des châtellenies de Lille, Douai et Orchies »16. En 1669, Colbert écrit à Le Peletier :

« J’ai été bien aise de voir le plan et le devis du canal de Douay à Lille. Le Roy vous ayant chargé par votre instruction de demander aux Etats de Lille qu’ils aient à faire travailler à ce canal… L’adventage qui en reviendra aux pays conquis sera si grand que j’en suis persuadé que les peuples y concourront avec plaisir. A l’esgard de la communication de l’Escaut à la Lys, je crois qu’il faut se contenter à présent du canal de Douay à la Deûle. En 1687, le roi ordonne le percement d’un canal de jonction de la Deûle à la Scarpe ; il est ouvert à la navigation en 1693. Il a été réalisé aux frais des Etats de Lille, du Magistrat, selon les répartitions fixées par l’Intendant. Ce canal à écluses restait encore imparfait… » 17.

Six ans sont nécessaires pour surmonter les importantes difficultés techniques liées au creusement du canal et à la réalisation des écluses du Fort de Scarpe et de Don.

Des conséquences inégales

Les conséquences positives de cette entreprise sont réelles, car :

« ce que l’on vient de dire du commerce de la province de Lille soit s’appliquer aux autres villes nouvellement conquises, avec cette différence que la ville de Lille fait seule plus de commerce que toutes les autres ensemble » 18.
« Douai est entouré de bonnes fortifications, ainsi que toutes les villes qui se trouvent sur cette ligne et qui formaient l’ancienne frontière de France. La Scarpe traverse la ville ; cette rivière est très navigable, et j’y vis un grand nombre de gros bâtiments de forme hollandaise qui la descendaient à voiles tendues. Louis XIV opéra le canal de Douay, qui, en établissant la communication de la Scarpe et de la Deûle, a donné une activité plus grande au commerce particulier de Douay et de Lille, et à la correspondance plus générale entre l’intérieur des provinces Belgiques et celles de France. Une barque très commode y part tous les jours de Lille et de Douay, pour se rendre réciproquement dans l’une et l’autre ville» 19 .

De fait, si le trafic de marchandises est très important, celui des voyageurs est loin d’être négligeable. On compte chaque année sur le canal de la Haute-Deûle, de Lille à Douai, 730 voyages réguliers sur des barques de 15 tonneaux, à la fin du XVIIIe 20. En activité à partir du 24 juin, on embarque à 7h à Lille au « pont du Savetier » et on arrive à 18h à Douai, au quai de la Barque. Ce mode de transport reste en vigueur de 1699 jusque au moins 1829.
Le voyage par carrosse ou coche d’eau entre dans les mœurs au point que le chansonnier lillois, Cottignies, dit « Brûle-Maison » (1678-1740) s’en empare et écrit un long poème de 23 strophes. Lui qui est également colporteur, emprunte facilement ce moyen de transport, de loin préférable aux chaussées mal entretenues et abîmées après la guerre de 1700-1713. Il est également question de l’Escrebieux dans ce texte :

« Ne faut oublier les merveilles
Qu’on voit près du pont d’Origny
D’une rivière sans pareille
Qui prend son cours et son ruisseau
Par Planche21 et Oignonville22
Ayant passé près du château
Vient au canal de Lille.
[…] La rivière passe sous la Deûle
Où vogue notre bâtiment,
D’un grand marais prend le chemin
Dans la plaine chemine,
Pour faire tourner les moulins
De ces Dames de Flines. » 23

La situation idyllique décrite par Brûle-Maison ne permet pas d’imaginer les conséquences pratiques du creusement du canal sur l’arrière-pays et Flines. Le Boulenrieu a disparu, puisque le tracé de la Haute-Deûle reprend son cours. Et l’Escrebieux, qui venait alimenter et grossir la Râche, est interrompu. L’équilibre hydraulique avec des retombées économiques, est bouleversé en aval : le moulin à farine et à huile, actionné par le courant du canal d’amenée et différentes dérivations, ne peut plus tourner, ce qui semble être la principale préoccupation de l’abbaye. Par ailleurs , les viviers organisés en réseau qui assuraient une part de l’alimentation, voient leur niveau baisser. Les fossés d’irrigation et de défense ne jouent plus qu’imparfaitement leur rôle.
L ‘année de l’achèvement des travaux du canal, le 12 février 1693, l’abbaye adresse donc une requête à l’intendant, Louis Dugué de Bagnols (1684-1708) et réclame son arbitrage. Après avoir exposé les désagréments subis, le monastère propose de construire un aqueduc qui passerait sous le canal et de « faire faire ladite buise et ventaille et d’un poulchison24 », solution « à petits fraix ».25  Il pourrait ramener l’eau de l’Escrebieux par un fossé, à travers les marais de Flers et de Belleforière pour revenir enfin dans la Râche ; les problèmes techniques seraient réglés par le sieur Canmant, ingénieur du roi. Les auteurs des nuisances et entraves de tous ordres seraient condamnés à cent florins. (fig. 3)
Il y a fort à penser que, si l’abbaye obtient facilement satisfaction, cela tient au fait que Louis XIV est intervenu directement dans la nomination de la dernière abbesse, Ernestine Obert (1691-1695), contre l’avis de la communauté qui avait donné ses suffrages à Placide Ricart d’origine roturière26. Il s’agirait en conséquence d’une manière de contre-partie de cette mise au pas. Les revenus annuels de Flines s’élèvant à « cinquante mil livres de revenu »27, elle compte parmi les plus grandes jusque rivaliser sans conteste avec les abbayes d’hommes ; son poids économique peut expliquer que le pouvoir royal ait accepté sans difficultés la solution proposée.
Or, le 20 janvier 1714, l’abbesse doit encore une fois intervenir et avoir recours à Maignart de Bernières (1708-1718), nouvel intendant de Flandre, parce que le Magistrat de Lille a fermé depuis peu la buse décidée en 1693. Flines connaît à nouveau des problèmes d’approvisionnement en eau. Les religieuses avaient obtenu que cette buse soit constamment ouverte, au minimum trois jours par semaine, lorsque les eaux étaient basses. Mais les échevins de Lille, afin de ne pas gêner la navigation, n’admettent l’ouverture qu’un jour hebdomadaire, à date fixe et quel que soit le niveau de l’eau et le débit. Vérification faite par de Fréville, brigadier des armées du roi, il s’avère que c’est l’eau tirée pour le moulin de Pont à Deûle et non celui de Flines qui entrave la navigation. Le monastère se trouve dès lors rétabli dans ses droits antérieurs et peut manœuvrer les vannes de la buse quand bon lui semble et selon ses besoins. Les ennuis ne cesseront pas complètement, puisque l’intendant  Antoine-François Méliand (1718-1730) s’adresse au sieur Huttin, subdélégué, le 19 novembre 1721 pour lui signaler « la mauvaise grâce à ces Magistrat […] la mauvaise foy de leur substitues ».

* * *

Si le canal de la Haute-Deûle reste un tronçon important des voies navigables du Nord-Pas-de-Calais (fig. 4), l’Escrebieux n’est plus aujourd’hui qu’un ruisseau, asséché dans les années soixante par les nombreux forages et pompages des sociétés de distribution d’eau potable. Il retrouve son aspect initial lorsque des pluies exceptionnellement abondantes viennent gonfler la nappe phréatique. Les aménagements de la fin des XVIIe et XVIIIe siècles, sources de litiges et aboutissements des négociations entre l’abbaye et l’Intendance de Flandre, ne sont plus visibles que pour un œil averti. Seule une rue anormalement large et perpendiculaire au canal de la Haute-Deûle, la rue de l’Escrebieux, garde la trace de ce courant aujourd’hui busé et enterré.

Bibliographie 

BRAURE Maurice, Lille et la Flandre wallonne au XVIIIe siècle, 2 vols, Lille, 1932, 742 p.
DEMOLON Pierre, HALBOUT Hervé, LOUIS Etienne, LOUIS-VANBAUCE Muriel, Douai cité médiévale, Bilan d’archéologie et d’histoire, Archaeologica duacensis, n°3, Douai, 1990, 70 p.
DION Raymond, « La plaine de la Scarpe de Douai à Sait-Amand, L’organisation du drainage et les problèmes d’aménagement », Hommes et terres du Nord , 1971, 20 p., ill.
HAUTCŒUR Edouard, Cartulaire de l’abbaye de Flines, 2 vols, Lille, 1873-1874, 1029 p. ill.
LEFEBVRE Annie, Histoire d’un fleuve 400 kms de villes et de traditions, Cambrai, 2000, 253 p.
LEMAIRE Agathon, Historique du canal de la Haute-Deûle, Lille, 1866, 32 p.
ROUCHE Michel (dir.), Histoire de Douai, Dunkerque, 1998, 2e éd., 347 p.
TRENARD Louis, L’Intendance de Flandre wallonne en 1698 Edition critique du mémoire « pour l’instruction du duc de Bourgogne », Paris, 1977, 333 p.
WYTTEMAN Pierre (dir.), Le Nord de la préhistoire à nos jours, Saint-Jean-d’Angély, 1988, 381 p.

  1. Voir à ce sujet les travaux de Georges Espinas, Pierre Demolon, Etienne Louis, Dietrich Lohrmann…
  2. HEDDEBAUT Monique, « Les aménagements hydrauliques autour de l’abbaye de Flines », Pays de Pévèle, n°43, 1998, p. 28-34, ill.
  3. DEMOLON Pierre, HALBOUT Hervé, LOUIS Etienne, LOUIS-VANBAUCE Muriel, Douai Cité médiévale, Bilan d’archéologie et d’histoire, Archaeologica duacensis n°3, Douai, 1990, p. I-35.
  4. DEMOLON, Douai Cité médiévale…, p I-7/8.
  5. HAUTCŒUR Edouard, Cartulaire de l’abbaye de Flines, Lille, 1873-1874, p. 885.
  6. Ibid, p. 889.
  7. HAUTCŒUR Edouard, Histoire de l’abbaye de Flines, Lille, 1909, p. 168.
  8. HEDDEBAUT, « Les aménagements hydrauliques… »
  9. TRENARD Louis, L’intendance de Flandre wallonne en 1698, Edition critique du mémoire «Pour l’instruction du duc de Bourgogne », Paris, 1977, p. 177.
  10. Ibid, p. 207
  11. LOUIS Etienne, Mille ans de fortifications à Douai, Douai, 1997, p. 26.
  12. TRENARD,  L’intendance… , p. 78
  13. Ibid., p. 128
  14. Ibid., p. 234
  15. BRAURE Maurice, Lille et la Flandre wallonne au XVIIIe siècle, p. 498.
  16. LEMAIRE Agathon, Historique du canal de la Haute-Deûle, Lille, 1866, p. 5.
  17. Ibid., p. 177-178
  18. TRENARD, L’Intendance…, p. 120.
  19. BARBAULT-ROYER Paul-François, Voyage dans les départemens du Nord, de la Lys, de l’Escaut, etc., pendant les années VII et VIII, Lille, 1989, p. 54.
  20. BRAURE,  Lille…, p. 510-511.
  21. Commune de Lauwin-Planque.
  22. Wagnonville, commune de Douai.
  23. BASTIEN René, BAUDE Lucien, « Voyage et tourisme par voie d’eau de Lille à Douai en 1723 », Amis de Douai, t. V, n°3 , 1971, p. 45-48.
  24. HECART G.A., Dictionnaire rouchi-français, Valenciennes, 1833, 436 p. Le poulchison ou paulchison est une hauteur, une élévation en parlant d’ouvrages. « Que les ventelles tant du moulin le comte de Thery que ceux d’Anzin, de Saint Géry ; du Fossart et du moulin souverain de quartier, retiendront chacun la même hauteur et poulzison qu’ils ont à présent». Règlement du 15 juin 1619. C’est à dire que les meuniers ne pourront tenir l’eau plus haute que le point fixé.
  25. Arch. dép. Nord, 31 H 106.
  26. HAUTCŒUR, Histoire…, p. 411 .
  27. TRENARD, L’Intendance…, p. 100.

retour au sommaire