Monique HEDDEBAUT
Les biens du clergé sont mis à la
disposition de la Nation le 2 novembre 1789 sur proposition de
Talleyrand. Ils sont placés sous l’administration des directoires
de département ou de district entre le 14 et le 20 avril 1790.
La situation financière de l’Etat étant alarmante,
Mirabeau demande la multiplication des « signes monétaires »
et Montesquiou propose le 27 août 1790, lors d’un débat
à l’Assemblée, de vendre les biens de l’Eglise
estimé à deux milliards de livres. Le signal est alors
donné pour la dispersion du patrimoine des communautés
religieuses qui va aller s’accélérant.
La vente du mobilier de l’abbaye
de Flines
Le 23 août 1790 Etienne-Philippe-Marie Le Josne,
administrateur du district de Douai1, procède à
l’inventaire des biens mobiliers, immobiliers et fonciers de l’abbaye
en présence de plusieurs religieuses et de la sœur boursière,
Catherine Vangaver.
Sous le titre « meubles et effets principaux »,
il fait état dans la sacristie de soixante-quatre objets :
habits religieux richement brodés, mobilier en or et en argent,
décoré de pierres précieuses. Mais il ne déclare
dans l’église elle-même que « 1) l’orgue
2) plusieurs tableaux, dont 2 seulement nous ont paru être de
valeur, à savoir : celui du maître-autel, représentant
la Nativité, et un autre au-dessus de la porte du cloître,
représentant un ange gardien 3) plusieurs missels et livres de
chœur »2.
Il y a tout lieu de croire que les administrateurs de
l’époque sont plus déterminés à rechercher
et recenser métaux et matières précieuses et qu’ils
ne se sont guère embarrassés de détails. Cet inventaire
de l’église semble en effet ridiculement pauvre et disproportionné,
eu égard à la richesse d’une abbaye telle que Flines.
Même si la connaissance du mobilier avant la Révolution
reste très fragmentaire, on sait qu’en 1769 « l’église
fait l’admiration des étrangers : le sanctuaire est
grand et bien orné, le chœur des dames religieuses est vaste
et très bien proportionné dans sa longueur, largeur et
hauteur ; les stales y sont belles, d’un beau bois de chesnes
et d’une sculpture sans faste »3. Un autre
auteur ajoute : « Elle se composait de trois nefs,
avec transept et cinq chapelles dans le pourtour des prêtres.
Selon une disposition fréquemment adoptée dans les monastères
cisterciens, la nef du milieu, isolée par une cloison depuis
le bas de l’église jusqu’au transept, formait le
chœur où les religieuses avaient leurs stalles et chantaient
l’office divin. La longueur totale de l’édifice à
l’intérieur était de 222 pieds4 ;
il en mesurait 105 dans sa plus grande largeur »5.
Le 14 novembre 1792, un acheteur potentiel originaire
de Rumegies écrit au district de Douai qu’il a « vu
dans l’église de l’abbaye de Flines ce qui conviendrait
pour orner l’église de [son] village »
et qu’il désirerait « à cet effet,
faire l’acquisition de tout ce qui compose le chœur, tel
que boiseries d’orgues, formes6 et maître-autel » 7.
Il offre « pour ces objets le prix le plus haut [qu’il
a] vu vendre pareils effets »8. Jean-Baptiste
Fiévet propose la somme de 500 livres, ce qui lui semble être
la meilleure des propositions en comparaison avec les prix qui ont cours
à l’époque et au vu de ce qu’il a déjà
acheté à l’abbaye de Sin-le-Noble, notamment les
formes pour 96 livres. Voulant se concilier les faveurs des administrateurs,
il n’hésite pas à critiquer dans cette lettre9,
les soumissionnaires qui voudraient duper la Nation en obtenant à
vil prix de tels biens.
Le 15 novembre, l’administration du district, « tout
considéré, arrête que les boiseries dont il s’agit
ne peuvent être vendues qu’à cri public ou à
l’extinction du feu, et non à main ferme, considérant
que les boiseries ne peuvent rester, vu les dégradations qui
se commettent journellement »10. Près
de deux ans se sont en effet écoulés entre l’inventaire
et cette vente.
Les affiches sont apposées le 18 pour la mise
aux enchères du 20. Le dénommé Fiévet est
invité à s’y rendre comme tout un chacun. Les administrateurs
du directoire précisent cette fois qu’ils mettent à
prix « les boiseries servant à l’usage des
orgues de la cy-devant abbaye de Flines […] à quarante
livres et le buffet y compris. Les boiseries et les formes [...] à
cent livres…. Le maître-autel […] à cinquante
livres » 11. La veuve Marc Lanseau12,
fripière à Douai, en propose 405 pour les trois articles.
Fievet surenchérit et emporte finalement la vente à 800
livres13. Les buffets d’orgues de Saint-Julien de Douai,
de Sin, de Sainte-Catherine de Sienne proposés ce jour-là,
sont respectivement adjugés à 15, 20 et 25 livres14.
De telles différences de prix laissent à penser que le
lot de Flines est de taille, sinon de qualité.
Jean-Baptiste Fiévet, ainsi qu’il a l’annoncé,
a donc profité de l’occasion pour acquérir à
bon prix du mobilier religieux destiné à meubler l’église
paroissiale de Rumegies récemment reconstruite15,
intention à tout le moins louable.
Il est néanmoins intéressant de s’arrêter
sur la personnalité de l’acheteur qui s’avère
être celle d’un individu hors du commun. La monographie
de l’abbé Bosquelle16 donne un certain nombre
d’indications sur Jean-Baptiste Fiévet, dont le parcours
est, pour le moins, des plus chaotiques. Il est qualifié dans
ce manuscrit d’« original dans toute la force du
terme ». Hautcœur, beaucoup plus méprisant,
le traite « de brocanteur interlope »17.
Né à Rumegies le 17 mai 1750, ce fils de
tailleur devient séminariste, puis clerc tonsuré, mais
abandonne la soutane pour rentrer chez les siens. On le retrouve président
de l’administration municipale du canton de Saint-Amand du 2 septembre
1796 au 22 septembre 1798, puis agent municipal du 22 septembre 1799
à juin 1800, et enfin maire de Rumegies de juin 1800 à
juillet 1803. Il vit maritalement avec sa bonne, Marie-Rosalie Warocquier,
qu’il épouse civilement le 13 mai 1812, puis religieusement
le 18 janvier 1818. Ils ont 7 enfants : Scaevola, Mélanie,
Brutus, Judith, Lucrèce, Brice et Alexandre. Fiévet est
ensuite instituteur de 1824 à octobre 1828 au « Grand
Mortier », une « masure malsaine »
qu’il fait construire et entourer de multiples et larges fossés.
Il redevient cultivateur de 1828 à 1830, son premier métier
en fait. Son épouse décède le 17 septembre 1826 et
lui-même, le 10 août 1830.
Le mobilier des églises de Rumegies et d’Hasnon
Qu’est-il advenu du maître-autel, des
stalles, des boiseries, de l’orgue et du buffet achetés
par Jean-Baptiste Fiévet selon ses dires pour l’église
Saint-Brice de Rumegies?
Force est de constater que les cahiers de l’abbé
Bosquelle constituent le trait d’union entre le mobilier de l’abbaye
de Flines mentionné dans l’affiche du 18 novembre 1792
et l’acheteur.
L’autel qui ornait l’église de Rumegies
a quitté cette paroisse en 1883 pour Saint-Amand. « Comme
nous avons eu l’occasion de le dire plus haut, l’autel principal,
l’ancien maître-autel de l’église de Rumegies
provenait de l’abbaye de Flines-les-Râches […]. L’autel
même est la seule partie qui subsiste encore de notre ancien maître-autel ,
il orne la chapelle du Sacré-Cœur en l’église
d’Hasnon, dont il est devenu la propriété après
avoir servi quelques temps à la chapelle des Rédemptoristes
de Saint-Amand-les-Eaux »18. Il est encore
aujourd’hui visible dans l’église d’Hasnon
(fig.1) ( autel de l’église d’Hasnon).
Les stalles « … antérieures aux actuelles,
[…] après avoir traîné pendant de longues
années à la grange du presbytère ont fini par servir
de bois à brûler […] »19.
Si, pour le maître-autel et les stalles, le suivi
est relativement facile, il n’en va pas de même pour le
troisième élément du lot. Bosquelle, en effet,
ne fait jamais allusion à un orgue - buffet d’orgue ou
boiseries - provenant de Flines, ni à Rumegies, ni dans aucune
autre église du Douaisis qui aurait pu les acquérir par
la suite. Si la collégiale Saint-Pierre de Douai possède
les orgues de l’abbaye d’Anchin, l’autel et les chandeliers
de Marchiennes, seul le calvaire qui repose sur des bas-reliefs de marbre
blanc provenant de Saint-Amand, se trouvait à Flines avant la
Révolution20.
Or, l’église Saint-Brice de Rumegies possède
une chaire et deux confessionnaux identiques, qui font l’admiration
des fidèles et des visiteurs (fig. 2) (carte postale ancienne).
Beaucoup, et parmi eux Casimir Bosquelle, ont été tentés
d’en attribuer la provenance à Flines. Ce dernier émet
un certain nombre d’hypothèses dans sa monographie pour
« déterminer au juste de quelle abbaye proviennent
la chaire et les confessionnaux de l’église de Rumegies
– achetés (on le sait par la tradition orale) par Jean-Baptiste
Fiévet… »21. Il n’existe
pas à ce jour de sources écrites connues sur l’origine
sur cet ensemble22. C’est là chose courante.
L’église Saint-Michel de Flines-les-Râches ne possède-t-elle
pas un confessionnal identifié grâce aux armes d’Isabelle
de Gomiecourt, abbesse de 1731 à 1738 ? Cette vente
ou ce don ne figure sur aucun acte connu à ce jour.
Cette chaire de riche facture est composée de
trois éléments, à savoir un escalier droit formé
de planches non historiées, une cuve circulaire d’où
le prêtre proclame la parole de vérité et un abat-voix
qui empêche la harangue du prédicateur de se perdre (fig.
3) (détail de la cuve). La cuve est formée de deux panneaux
moulurés, sculptés et séparés par des pilastres,
avec un « bas-relief central rappellant saint Jean Baptiste
prêchant le baptême de la pénitence. Ses auditeurs
paraissent à la fois stupéfaits et attentifs. Le prédicateur
a une attitude déterminée, un geste énergique et
sévère »23. Il en appelle à
la conversion des cœurs. Le style de ce panneau n’est pas
sans rappeler les chaires flamandes de Terdeghem et Herzeele. L’encadrement
avec deux colonnes arbustives latérales est vide de mobilier.
Beaucoup ont affirmé que l’ensemble était à
l’origine fixé sur un mur, car la partie postérieure
est absolument plate. Or, les contemporains de Jean-Baptiste Fiévet
ont dû nécessairement adapter ces éléments
à la colonne légèrement renflée de la nef
de Rumegies, ce qui saute aux yeux. Un examen attentif de la partie
inférieure de la cuve révèle qu’elle était
adossée non pas à un mur, mais plutôt à un
pilier (fig. 3). Les deux montants de l’escalier ont été
travaillés de la même façon, ce qui laisse à
penser qu’ils étaient destinés à être
vus de chaque côté par les fidèles.
L’abat-voix en forme de baldaquin à fond
plat, borduré par des festons séparés par de nombreux
glands d’or, est surmonté de trois personnages finement
sculptés. Deux anges musiciens à la chevelure crépue
tiennent et sonnent de longues trompettes pour inviter les hommes à
venir entendre les enseignements sacrés. Chaque angelot porte
un symbole chrétien en latin : spes (espoir) et caritas
(charité). Ces sculptures sont en assez bon état de conservation24,
malgré le mauvais traitement infligé par un habitant de
la commune. « C’est alors aussi que François
Gillart, né en 1767 d’Elisabeth Waquier, mort en 1801,
abîma les phalanges de la main de l’un des deux anges qui
surmontent la chaire (cet ange est celui qui se trouve du côté
du chœur) ; François Gillart ne fut pas seul à
descendre les statues des saints et à les brûler ensuite :
il avait avec lui des individus de même trempe, domiciliés
à Rumegies, surtout rue à Peupliers »25.
Dans le milieu de la scène, sur un socle, une femme à
l’air majestueux est assise : c’est la Foi, la Religion
qui tient ouvert et debout sur ses genoux, un livre où il est
écrit en lettres rouges sur fond blanc : « Deo
opt. Max. – sta Mat. Ecc. » (Sainte mère
l’Eglise à Dieu le meilleur et le plus grand). C’est
l’Eglise montrant aux fidèles son enseignement plein de
vérité. On a affaire à un art militant caractéristique
de la Contre-Réforme où la mise en scène, le decorum
et la magnificence veulent glorifier la religion et édifier les
esprits.
Deux confessionnaux identiques en chêne naturel,
de 3,50 de hauteur et 3,40 m de large, se trouvent de chaque côté
de la nef. De même style que la chaire, ils pourraient avoir
la même origine (fig. 4) (les confessionaux).
* * *
A défaut d’un examen précis des comptes
de l’abbaye susceptibles d’ouvrir quelques pistes sur la
commande, le nom du sculpteur ou l'atelier, il est actuellement impossible
d’identifier et de déterminer avec certitude l’origine
du mobilier de Rumegies et d’Hasnon. Cela tient certes aux aléas
de la tourmente révolutionnaire, mais aussi au fait que la notion
de patrimoine émergeait à l’époque et qu’elle
restait à établir et définir. Ce qui relevait du
domaine privé devenu bien public était d’abord destiné
à combler le déficit des finances nationales. Le travail
d’inventaire et de sauvegarde ne commença que bien plus
tard.
Bibliographie
HAUTCŒUR Edouard, Histoire de l’abbaye
de Flines, 1e éd., Lille, 1874, 553 p.
DECHRISTÉ Louis, Les tableaux, vases sacrés et autres
objets précieux appartenant aux Églises Abbatiales, Collégiales
et Paroissiales, Chapelle des Couvents, etc. de Douai et de son arrondissement
au moment de la Révolution, Douai, Dechristé, 1877.
DECHRISTÉ Louis, Douai pendant la Révolution (1789-1802),
Douai-Paris, 1880, 780 p.
PASTOORS A., Histoire de la ville de Douai pendant la Révolution
(1789-1802), Douai, Delarra, 1905, 526 p.
« Avec patience et passion « Les Amis du Vieux
Flines » poursuivent leurs recherches »,
La Voix du Nord, 30 septembre 1962.
GUILLOUET M., « Contributions à un recensement des
épaves des grandes abbayes de la vallée de la Scarpe :
Marchiennes, Anchin, Flines », Bulletin de la société
des antiquaires de la Picardie, 1962, n°4.
WARIN Bernard, Flines-lez-Râches Un village sous la Révolution,
Flines-lez-Râches, 1985, 188 p.
DEBERSÉE Marc, « Ballade à travers quelques
éléments marquants du patrimoine et du passé de
Rumegies depuis 500 ans (XV-XXe siècle) », Rumegies
Histoire Magazine, 2001, 15 p.
[Note sur le mobilier de l’église
Rumegies]
Travaux à exécuter à la chaire de
l’église de Rumegies26
Trois personnages assis ;
1)La statue centrale est celle de la Foi : foi aux vérités
que l’Eglise enseigne :
2)aussi a-t-elle en mains un livre où sont consignées
les vérités que l’Eglise Sta mater Ecclesia propose
à notre croyance.
3)L’acte principal de la Foi – ou à tout le moins
le plus grand après celui de la croyance aux mystères
proprement dits - est celui de la croyance à la présence
réelle de NS JC et l’Eucharistie : on pourrait l’appeler
l’acte de foi par excellence. C’est cet objet proposé
à notre foi par l’Eglise que symbolisait le calice surmonté
d’une hostie, calice que tenait jadis la statue. Ce calice était
doré - l’hostie blanche avec croix rouge (croix de Malte)
- la coupe entourée des rayons d’or. On ne voyait nullement
le pied rond de ce calice, mais seulement la tige et la coupe, et ils
étaient fixés derrière le livre, au dos du livre,
au dessus des mots : Deo opt. max. Il faudrait refaire cet ornement.
4)Il faudrait également refaire autour de la tête de cette
statue le voile qui y manque en partie, côté du chœur.
5)Cette statue avait une très large et très longue traîne,
une très longue draperie (le voile susdit) qu’on retrouva
jadis - mais toute vermoulue – au-dessus d’un confessionnal
quand on plâtra l’église - draperie que Mr Delporte27
songeait à faire refaire. Elle est encore à refaire aujourd’hui.
6)Il faudrait également refaire un pied de cette statue.
7)De chaque côté de la chaire, on voit un ange qui sonnant
de la trompette, invite les hommes à venir entendre la parole
de Dieu et de l’Eglise. Leurs mains furent mutilées au
temps de la Révolution par Gillard (†….) On voit
encore aujourd’hui les traces de son vandalisme.
8)Les trompettes de ces deux anges ont été refaites à
neuf en 1864, fort peu de temps après l’arrivée
de mr le curé Delporte par un nommé Auguste Michel Blesmann,
excellent tourneur en bois, né à Frévent (P. de
C.). Ledit Blesmann avait épousé à Roubaix (p.
St Martin) Sophie Victoire Jeu née à Rumegies en 1822
(morte à Lille en 1879) de Polycarpe, journalier et d’Henriette
Carlier, mariés à Rumegies en 1820. Ladite Sophie Victoire
était une sœur de Mr Henri Jeu (né en 1823), mort
rentier à Roubaix, rue des Arts, paroisse St Sépulcre.
Quant à notre tourneur, il se suicida à Rumegies le 4
avril 1865. Il n’était âgé que de 39 ans ;
il habitait la maison d’Eugène Delepluque-Dophon, rue du
Preïl28 près de l’école des soeurs.
Déjà en 1851 il habitait Rumegies, car le 30 nov. de cette
année-là y naissait son fils Arthur que nous avons vu
à Rumegies en 1919 allant de porte en porte demander l’aumône.
9)Il faudrait scier ce qui, derrière l’abat-voix et contre
la colonne, dépasse des planches qui forment le fond de la chaire
- le scier à ras de l’abat-voix et avec une scie à
main.
10)En profiter pour peindre en noir (ou à une autre couleur peu
visible) les tiges de fer qui sont derrière les personnages de
l’abat-voix et les maintiennent.
11)Il faudrait aussi redresser la chaire
N.B.
Quand on fera à la chaire les réparations
énumérées précédemment, profiter
de l’occasion pour faire remettre aux têtes d’anges
qui surmontent les 2 confessionnaux les grands rayons assez espacés
entre eux et inégaux en grandeur (longueur) qui ornaient jadis
ces têtes, rayons de couleur chêne foncée.
-
A partir de novembre 1789, les anciennes circonscriptions
administratives sont supprimées au profit des départements
qui sont divisés en districts, eux-mêmes divisés
en cantons et communes. Flines appartient au district de Douai.
-
Arch. dép. Nord, L 7578 Inventaire
du mobilier de l’église.
-
BRASSART Félix, « Une visite
à l’abbaye de Flines en 1769 », Souvenirs
de la Flandre wallonne, 1869, t. IX, Paris-Douai, p. 112-116.
Dom Queinsert, un bénédictin de la congrégation
de Saint-Maur, de passage à Flines, livre quelques détails
sur l’intérieur de l’abbatiale, mais s’attache
beaucoup plus à décrire les tombeaux et les mausolées
de la fondatrice, Marguerite de Constantinople, et de sa famille.
-
Le pied de Douai vaut 0, 31m.
-
HAUTCŒUR Edouard, Histoire de l’abbaye
de Flines, 1874, p. 130-131.
-
Ce terme désigne les banquettes ou sièges
qui précèdent les stalles de chœur.
-
Arch. dép. Nord, 1 Q 319 19
-
Ibid
-
Ibid
-
Ibid
-
Ibid
-
Elle signe Encieux.
-
Ibid
-
Ibid
-
PLATEAUX Alain (dir.), Les églises
de la Pévèle française, Liège-Bruxelles,
Mardaga, 1990, 526 p. Un texte latin en forme de chronogramme fournissait
les dates extrêmes de la construction : 1786-1789. (p.
411)
-
Cette monographie, issue de trois cahiers manuscrits
qu’on ne peut malheureusement plus consulter dans les archives
communales de Rumegies, s’appuie à la fois sur la tradition
orale et sur certaines sources écrites. Elle pourrait avoir
été rédigée entre 1927 et 1931 par Casimir
Bosquelle. Né le 15 juin 1872 et devenu prêtre en 1897,
il n’a jamais exercé dans cette paroisse, mais y est
décédé le 15 septembre 1931, puis enterré.
Ce patronyme très fréquent à Rumegies témoigne
de son implantation dans la commune.
-
HAUTCŒUR Edouard, Histoire de l’abbaye
de Flines, 2e éd., Lille, 1909, p. 293
-
AMIS DU VIEUX FLINES, Analyse de la monographie
de l’abbé C. BOSQUELLE sur Rumegies, ms, [1961-1962],
22 p. Les « Amis du Vieux Flines » avaient
retranscrit dans les années soixante tout ce qui pouvait
représenter un lien et un intérêt avec Flines
et son abbaye.
-
Ibid
-
BUFQUIN Victor, Histoire de la ville de
Douai, réed. Paris, 1997, p. 128-129.
-
AMIS DU VIEUX FLINES, Analyse…
-
L’examen de la série Q - 1 Q 2058,
1 Q 2059, 1 Q 2060 : domaines nationaux /décomptes des
ventes sur Flines, Auchy et Waziers ( 1791 - AN VIII ) - aux Archives
départementales du Nord s’est révélé
infructueux. Bufquin, Dehaisne et Dechristé n’apportent
aucune information complémentaire.
-
DEBERSÉE Marc, « Ballade à
travers quelques éléments marquants du patrimoine
et du passé de Rumegies depuis 500 ans, (XVe-XXe siècle ) »,
Rumegies Histoire Magazine, 2001, p. 5.
-
Voir en annexe la liste des « Travaux
à exécuter à la chaire de l’église
Rumegies ».
-
AMIS DU VIEUX FLINES, Analyse…
-
Cette note manuscrite appartient aux archives
des Amis du Vieux Flines qui s’étaient rendus en leur
temps à Rumegies et avaient collecté ou dupliqué
un certain nombre de documents. Elle est postérieure à
1919 et pourrait avoir été rédigée par
l’abbé Delcourt ( 1909-1931).
-
Léon-Joseph Delporte fut curé
de Rumegies de 1865 à 1885.
-
Actuellement rue Paul Dussart.